- Houlala c'est vraiment charmant ici ! Tu vois, je crois que l'on va être bien à cette table.
- Hubert c'est toujours délicieux les soirées avec toi... Oui on est bien.
- Oui tu trouves ? Moi aussi. Regarde la carte... Que du bonheur ! J'ai trop envie d'un tilapia ! Et toi ? Qu'est ce qui te ferais plaisir ?
- Ecoute Hubert, juste une salade pour moi. Demain je me lève à dix heures. Le chef des ventes, tu sais, Jean Jacques, je te l'ai présenté, m'a donné la journée. Je vais en profiter pour appeler mes parents. Quand je vais dire à mon père que Danièle Gilbert lui fait la bise...!
- Oui vraiment c'était incroyable de la voir elle et son mari ! Elle n'a pas changé !
- Hubert tu sais c'est quand même pas normal que ce soit moi qui lui ait ouvert la porte. José ne fait pas son travail correctement. Ils pourraient quand même mettre quelqu'un à la porte ! Imagine que personne n'ait ouvert ! Enfin, tu as vu comme elle était contente que je la reconnaisse ! Et quand je lui ais dit que mon père l'adorait !
- Houlala, bonjour madame ! On est bien chez vous. On vient d'aller danser au Queen. Juste une heure. Et nous avons faim. Pour moi ce sera un tilapia. Bien cuit s'il vous plait. Et pour toi Christian ?
- Pour moi juste une salade. Oui, voilà, une salade comme celle là.
- Et puis un chinon bien frais s'il vous plaît. Bien frais. Cela te va ? Vous donnez quel âge à mon ami ? Pas de chichis s'il vous plaît !
- Je ne sais pas. Il a l'air si jeune et si délicat. Vingt cinq ans ?
- Tu vois ! On lui donne toujours cet âge là. Il a trente deux ans. Et moi quarante de plus.
- Vous ne les faites pas tous les deux !
- Meercccii. Vous êtes charmante. Dites moi on voudrait aller danser à côté après le diner. Au 79. Mais cela a l'air désert. C'est toujours comme ça ? Vous nous le conseillez ?
- Hubert écoute on verra bien. De toute façon on est tous les deux.
- Oui tu as raison. Mais regarde ces ballons ! Ils sont superbes ! Là, là... accrochés à la rambarde. On peut en prendre un ? Oui ? Merci. Tiens accroche le à ton bras. C'est délicieux !
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vendredi, avril 12, 2013
mercredi, avril 11, 2012
Le Lido de Roméo
A grands coups d'oeufs de Paques en plastique, Roméo persécute avec acharnement les pigeons. Son sourire radieux illumine la façade de Saint Marc. Sa photo, happée, happée, happée, s'envole en Amérique et en Asie. Roméo est blond, il a les yeux bleus et un sourire qui fait croire à la vie.
Bateau ! bateau ! Le doigt pointe indifférement motoscafos et vaporettos en transperçant la foule qui ondule sur la houle. Pas un regard pour le pont des soupirs mais sur le porche de la Fenice Roméo tape dans les mains des élèves en goguette. Une main après l'autre. Trente ou quarante. On ne peut rien lui refuser. Roméo est blond.
Au café Florian, il monte sur la scène, applaudit, prend les maracas qu'on lui tend et joue les battements de son coeur. Maintenant c'est l'orchestre qui sourit. Une marquise le soulève pour mieux l'embrasser. Giudecca et Lido se plient pour l'enlacer. Roméo a les yeux bleus.
Devant San Giorgio un chanteur de rue, lui prend la main. Roméo a son opéra en digital diaporama. Photos. Dans la cébille pleuvent les euros. Pas un chien qui n'ait sa caresse, pas un chat sans entrechat. Pas un pont sans chanson. Roméo a un sourire qui fait croire à la vie.
Au soir, sur le patio, nichée à sa fenêtre comme une noire gargouille, une vieille femme fixe le ciel longuement, bouche ouverte, comme si elle allait avaler la lune. Roméo lui fait un signe, la lune se penche vers eux deux et leur sourit. Roméo a trois ans et toute la vie pour lui. Sa main dans la mienne et Venise pour fiancée.
Bateau ! bateau ! Le doigt pointe indifférement motoscafos et vaporettos en transperçant la foule qui ondule sur la houle. Pas un regard pour le pont des soupirs mais sur le porche de la Fenice Roméo tape dans les mains des élèves en goguette. Une main après l'autre. Trente ou quarante. On ne peut rien lui refuser. Roméo est blond.
Au café Florian, il monte sur la scène, applaudit, prend les maracas qu'on lui tend et joue les battements de son coeur. Maintenant c'est l'orchestre qui sourit. Une marquise le soulève pour mieux l'embrasser. Giudecca et Lido se plient pour l'enlacer. Roméo a les yeux bleus.
Devant San Giorgio un chanteur de rue, lui prend la main. Roméo a son opéra en digital diaporama. Photos. Dans la cébille pleuvent les euros. Pas un chien qui n'ait sa caresse, pas un chat sans entrechat. Pas un pont sans chanson. Roméo a un sourire qui fait croire à la vie.
Au soir, sur le patio, nichée à sa fenêtre comme une noire gargouille, une vieille femme fixe le ciel longuement, bouche ouverte, comme si elle allait avaler la lune. Roméo lui fait un signe, la lune se penche vers eux deux et leur sourit. Roméo a trois ans et toute la vie pour lui. Sa main dans la mienne et Venise pour fiancée.
mercredi, février 23, 2011
L'édito de Montparno
Le bar est pris d'assaut mais il y reste un tabouret au comptoir. Coincé, dans la chaleur complice, entre une jeune femme pendue au téléphone, et deux couples.
- Garçon un côte de blaye s'il vous plait.
- Vous avez trouvé une place ? Bien joué. Cela arrive de suite !
Joker. En fait, j'ai fait un croc en jambes à un vieux monsieur, il faut bien l'avouer.
La conversation d'un des couples est fort animée. Lui, un peu plus de la soixantaine, a l'air sage et apaisé d'un professeur d'académie avec sa calvitie et de grosses lunettes, et une pointe d'humour au coin de l'oeil. Elle, la trentaine, cheveux mi courts a un décolleté très plongeant qui souligne une gorge très blanche et plantureuse. Je pique du nez dans mon chili con carne.
- Bon tu voudrais qu'il sorte quand ton bouquin ? 2013 ca te va ?
- Oui, oui. C'est bien.
- On part comme d'habitude sur 200 000 ?
- Oui enfin, disons plutôt autour de 150 000 exemplaires je pense. Cela sera une toute petite histoire.
- Bon pour ce livre je vois un objet un peu magique, une couverture bijou, en métal argenté peut être. En tout cas, un truc qui fait rêver. Tu as des désidératas pour les dimensions ou la pagination ?
- Non,non. Comme d'habitude.
- Ok ! Bon parle moi un peu du pitch. Ce livre je veux que cela soit un roman piloté. Quelque chose que l'on a l'habitude de voir chez toi mais avec des surprises quand même et qui va avec certitude vers son but. Un roman piloté quoi ! Dans son jus...mais un roman piloté quand même. Alors c'est quoi le pitch ?
- Pour l'instant j'ai peu d'éléments tu sais. J'ai juste fait un petit topo à Pierre Bonte il y a trois jours. Très préliminaire.
- Pierre Bonte ? Il commence à se faire vieux celui là, mais je l'admire aussi. Quand tu penses que son premier livre est sorti dans les années soixante et il vend toujours aussi bien... Alors vas y, dis moi. Tu sais je suis là et je suis comme lorsque on est avec un homme que l'on dévore des yeux et avec lequel on sait qu'on va faire l'amour plus tard. J'ai faim de cette histoire! Il faut que cela reste une histoire entre nous deux et que tu n'en parles à personne d'autre.
- A vrai dire je ne tiens pas encore l'histoire pour l'instant. C'est un groupe d'amis, d'hommes en fait, qui se réunissent tous les ans au même endroit. Cela part de là. Le reste va venir.
- Tu sais moi cela me va, ça m'excite même terriblement, mais cela m'étonnerait que cela suffise à G et O quand je vais leur en parler.
- C'est tout ce que j'ai pour l'instant. Mais tu sais cela va venir dès que je vais m'y mettre.
- Je vois une belle couverture argent métal. Dis, en passant tu pourrais me dédicacer tes trois romans ? je les ai là.
- Pas de problème passe les moi.
- On se reprend une coupe ?
- Avec plaisir. A ce propos au dernier salon de Lille on m'a donné une bouteille de Sauternes extraordinaire !
- C'est dingue tu sais que tu as de intonations à la Petitrenaud quand tu dis ça ! Il faut que je t'emmène dans un petit restaurant à côté. Sublime. A deux pas d'ici. Et pas de discours spécialisé là bas. J'ai horreur de cela ! C'est dans son jus tu m'en donneras des nouvelles. Au fait tu vas au salon de Lyon cette année ?
Mon autre voisine me fait du genou sous la table tout en continuant de téléphoner. Je ne crois pas qu'elle m'ait regardé une seule fois.
- Garçon vous me donnerez le petit frère s'il vous plait !
- Un côte ? Monsieur aime les belles choses ! Tout de suite !
- Garçon un côte de blaye s'il vous plait.
- Vous avez trouvé une place ? Bien joué. Cela arrive de suite !
Joker. En fait, j'ai fait un croc en jambes à un vieux monsieur, il faut bien l'avouer.
La conversation d'un des couples est fort animée. Lui, un peu plus de la soixantaine, a l'air sage et apaisé d'un professeur d'académie avec sa calvitie et de grosses lunettes, et une pointe d'humour au coin de l'oeil. Elle, la trentaine, cheveux mi courts a un décolleté très plongeant qui souligne une gorge très blanche et plantureuse. Je pique du nez dans mon chili con carne.
- Bon tu voudrais qu'il sorte quand ton bouquin ? 2013 ca te va ?
- Oui, oui. C'est bien.
- On part comme d'habitude sur 200 000 ?
- Oui enfin, disons plutôt autour de 150 000 exemplaires je pense. Cela sera une toute petite histoire.
- Bon pour ce livre je vois un objet un peu magique, une couverture bijou, en métal argenté peut être. En tout cas, un truc qui fait rêver. Tu as des désidératas pour les dimensions ou la pagination ?
- Non,non. Comme d'habitude.
- Ok ! Bon parle moi un peu du pitch. Ce livre je veux que cela soit un roman piloté. Quelque chose que l'on a l'habitude de voir chez toi mais avec des surprises quand même et qui va avec certitude vers son but. Un roman piloté quoi ! Dans son jus...mais un roman piloté quand même. Alors c'est quoi le pitch ?
- Pour l'instant j'ai peu d'éléments tu sais. J'ai juste fait un petit topo à Pierre Bonte il y a trois jours. Très préliminaire.
- Pierre Bonte ? Il commence à se faire vieux celui là, mais je l'admire aussi. Quand tu penses que son premier livre est sorti dans les années soixante et il vend toujours aussi bien... Alors vas y, dis moi. Tu sais je suis là et je suis comme lorsque on est avec un homme que l'on dévore des yeux et avec lequel on sait qu'on va faire l'amour plus tard. J'ai faim de cette histoire! Il faut que cela reste une histoire entre nous deux et que tu n'en parles à personne d'autre.
- A vrai dire je ne tiens pas encore l'histoire pour l'instant. C'est un groupe d'amis, d'hommes en fait, qui se réunissent tous les ans au même endroit. Cela part de là. Le reste va venir.
- Tu sais moi cela me va, ça m'excite même terriblement, mais cela m'étonnerait que cela suffise à G et O quand je vais leur en parler.
- C'est tout ce que j'ai pour l'instant. Mais tu sais cela va venir dès que je vais m'y mettre.
- Je vois une belle couverture argent métal. Dis, en passant tu pourrais me dédicacer tes trois romans ? je les ai là.
- Pas de problème passe les moi.
- On se reprend une coupe ?
- Avec plaisir. A ce propos au dernier salon de Lille on m'a donné une bouteille de Sauternes extraordinaire !
- C'est dingue tu sais que tu as de intonations à la Petitrenaud quand tu dis ça ! Il faut que je t'emmène dans un petit restaurant à côté. Sublime. A deux pas d'ici. Et pas de discours spécialisé là bas. J'ai horreur de cela ! C'est dans son jus tu m'en donneras des nouvelles. Au fait tu vas au salon de Lyon cette année ?
Mon autre voisine me fait du genou sous la table tout en continuant de téléphoner. Je ne crois pas qu'elle m'ait regardé une seule fois.
- Garçon vous me donnerez le petit frère s'il vous plait !
- Un côte ? Monsieur aime les belles choses ! Tout de suite !
lundi, septembre 07, 2009
Bruno l'alcoolique.
Bruno a soif. Très soif. Et lorsqu'il manque de bière Bruno peut vite devenir très vindicatif.
Au loin, par delà la terrasse, je fixe la mer curieusement apaisée à l'anse de cette vallée perdue. Quelques macareux virevoltent dans leur livrée de clown au bec rouge, offrant au soleil les petits éclats d'argent des poissons qu'ils rentrent porter à leur nichée, sur la falaise de Latrabjarg. La plupart sont partis la semaine dernière pour la grande migration. Ne restent que quelques étourdis ou quelques éclopés.
Ici le sable est blanc, à l'inverse de celui des autres plages déversoirs de coulées noires basaltiques des volcans lunaires qui viennent vomir aux pieds des fjords. Sur la droite, à la lisière des herbus qui envahissent la plage, gît, tel un écrin abandonné, le petit cimetière où dorment le fils et la fille de Magnus. Péris en mer un soir d'hiver. Isolé par un fossé, un talus et un muret, l'îlot de pierre se protège pour que les gisants ne périssent pas deux fois sous la claque glacée des vagues.
Le silence est impressionant. On n'entend rien d'autre que Bruno et les trois chiens de bergers qui hurlent, attachés à leurs pieux en fixant au loin les moutons qui broutent sur la pente abrupte des falaises.
Il faut dire qu'on est au bout du monde içi. Le point le plus à l'Ouest de l'Europe m'a redit le petit berger qui joue avec Somi, le plus gros des trois molosses, en caressant à la naissance du cou sa toison noire et blanche. Tellement isolés que l'hotel servait autrefois de lieu de rétention pour les enfants récalcitrants.
Sur la petite chapelle au toit herbu, jouent deux guillemots avec leurs masques noirs.
La mère de Magnus est hilare. Si Bruno m'en veut personnellement c'est à cause d'elle. Elle vient de me coller une canette de bière à demie pleine dans la main. De la Viking Sterkur légère et blonde, faiblement alcoolisée. La préférée de Bruno.
Bruno m'envoie des coups de pattes et des coups de tête. Il veut sa bière. Biberon ou canette peu importe pourvu qu'il ait l'ivresse. Si sa mère ne l'avait pas abandonné à la naissance pour courir brouter l'herbe des falaises avec tous ses cousins noirs et blancs, Bruno ne serait pas un alcoolique.
Au loin, par delà la terrasse, je fixe la mer curieusement apaisée à l'anse de cette vallée perdue. Quelques macareux virevoltent dans leur livrée de clown au bec rouge, offrant au soleil les petits éclats d'argent des poissons qu'ils rentrent porter à leur nichée, sur la falaise de Latrabjarg. La plupart sont partis la semaine dernière pour la grande migration. Ne restent que quelques étourdis ou quelques éclopés.
Ici le sable est blanc, à l'inverse de celui des autres plages déversoirs de coulées noires basaltiques des volcans lunaires qui viennent vomir aux pieds des fjords. Sur la droite, à la lisière des herbus qui envahissent la plage, gît, tel un écrin abandonné, le petit cimetière où dorment le fils et la fille de Magnus. Péris en mer un soir d'hiver. Isolé par un fossé, un talus et un muret, l'îlot de pierre se protège pour que les gisants ne périssent pas deux fois sous la claque glacée des vagues.
Le silence est impressionant. On n'entend rien d'autre que Bruno et les trois chiens de bergers qui hurlent, attachés à leurs pieux en fixant au loin les moutons qui broutent sur la pente abrupte des falaises.
Il faut dire qu'on est au bout du monde içi. Le point le plus à l'Ouest de l'Europe m'a redit le petit berger qui joue avec Somi, le plus gros des trois molosses, en caressant à la naissance du cou sa toison noire et blanche. Tellement isolés que l'hotel servait autrefois de lieu de rétention pour les enfants récalcitrants.
Sur la petite chapelle au toit herbu, jouent deux guillemots avec leurs masques noirs.
La mère de Magnus est hilare. Si Bruno m'en veut personnellement c'est à cause d'elle. Elle vient de me coller une canette de bière à demie pleine dans la main. De la Viking Sterkur légère et blonde, faiblement alcoolisée. La préférée de Bruno.
Bruno m'envoie des coups de pattes et des coups de tête. Il veut sa bière. Biberon ou canette peu importe pourvu qu'il ait l'ivresse. Si sa mère ne l'avait pas abandonné à la naissance pour courir brouter l'herbe des falaises avec tous ses cousins noirs et blancs, Bruno ne serait pas un alcoolique.
mardi, avril 07, 2009
Trois cents nous sommes.
- Trois cents nous sommes. Allez encore un effort. Un vase Ming messieurs dames. Quelque fêles. C'est pour rien. Personne d'autre ? Adjugé au troisième rang , la dame avec la fourrure. Vous devez avoir chaud madame. C'est du vison ? Vous avez bon goût comme toujours.
Allez le lot suivant monsieur l'expert. Nous avons déjà beaucoup de retard. Un vase dix huitième avec plusieurs fêles. Vendu en l'état. Et au téléphone Marie ? Ah j'avais bien dit qu'on prendrait du retard avec ces téléphones... On commence à deux cents. Personne à deux cents ? Cinquante ? Soixante, soixante dix, cent, cent cinquante, deux cents. Voilà preneur à deux cents ! Je dis toujours qu'il faut commencer bas. Et par un anglais en plus. Ah au moins en Angleterre on a encore de l'argent... Deux cents, deux cent cinquante. Trois cents nous sommes. Vendu en l'état. Marie vous avez bien précisé au téléphone que c'était vendu en l'état ?
Adjugé tois cents donc ! On va tout mettre à trois cents euros, ce sera plus rapide.
Monsieur le maire ! Merci de nous honorer de votre présence. Il ya encore une chaise ou deux au premier rang. Et pour vous aussi Maître.. Ah, plus nous avons d'objets dézingués et plus les gens adorent... C'est fou comme on adore le dézingué de nos jours, et ce n'est pas madame au premier rang qui va me contredire! Vous verrez madame, je suis sûr que cette applique sera à l'honneur dans votre appartement parisien. Il y a encore une chaise au premier rang monsieur. C'est fou j'ai beau avoir la plus grande salle entre Paris et Deauville, on est toujours à l'étroit ici. Et puis il fait chaud vous ne trouvez pas ? Tout ceci me donne furieusement soif.
Allez nous avons encore toute une série de lots de pendules de cheminées et de cartels du dix huitième. Tous en provenance d'un des plus beaux hotels particuliers de Paris. Je vous laisse prendre le relais Maitre ? Aux bons soins de monsieur l'expert bien sûr. Et tachez de ne pas rester à trois cents euros... Vous n'en verrez pas de pareils avant longtemps messieurs dames. Je suis allé les chercher en personne.
Marie pouvez vous me suivre s'il vous plait ?
- Maître ! Maître, à vue de nez, vingt cinq centimètres nous sommes !
Allez le lot suivant monsieur l'expert. Nous avons déjà beaucoup de retard. Un vase dix huitième avec plusieurs fêles. Vendu en l'état. Et au téléphone Marie ? Ah j'avais bien dit qu'on prendrait du retard avec ces téléphones... On commence à deux cents. Personne à deux cents ? Cinquante ? Soixante, soixante dix, cent, cent cinquante, deux cents. Voilà preneur à deux cents ! Je dis toujours qu'il faut commencer bas. Et par un anglais en plus. Ah au moins en Angleterre on a encore de l'argent... Deux cents, deux cent cinquante. Trois cents nous sommes. Vendu en l'état. Marie vous avez bien précisé au téléphone que c'était vendu en l'état ?
Adjugé tois cents donc ! On va tout mettre à trois cents euros, ce sera plus rapide.
Monsieur le maire ! Merci de nous honorer de votre présence. Il ya encore une chaise ou deux au premier rang. Et pour vous aussi Maître.. Ah, plus nous avons d'objets dézingués et plus les gens adorent... C'est fou comme on adore le dézingué de nos jours, et ce n'est pas madame au premier rang qui va me contredire! Vous verrez madame, je suis sûr que cette applique sera à l'honneur dans votre appartement parisien. Il y a encore une chaise au premier rang monsieur. C'est fou j'ai beau avoir la plus grande salle entre Paris et Deauville, on est toujours à l'étroit ici. Et puis il fait chaud vous ne trouvez pas ? Tout ceci me donne furieusement soif.
Allez nous avons encore toute une série de lots de pendules de cheminées et de cartels du dix huitième. Tous en provenance d'un des plus beaux hotels particuliers de Paris. Je vous laisse prendre le relais Maitre ? Aux bons soins de monsieur l'expert bien sûr. Et tachez de ne pas rester à trois cents euros... Vous n'en verrez pas de pareils avant longtemps messieurs dames. Je suis allé les chercher en personne.
Marie pouvez vous me suivre s'il vous plait ?
- Maître ! Maître, à vue de nez, vingt cinq centimètres nous sommes !
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