jeudi, avril 03, 2014
Cité Montecristo.
Montecristo.
Les fenêtres rouges du soir enchassées
Bardeau.
Comme un décor de théatre polichinelle
Tréteau.
Sous le halo tournant de la tour Eiffel
Pinceau.
Dans le staccato des insomnies concentriques
Dorémido.
Qui giclent sur ton dos aux dorures tantriques
Picasso.
Résilles aux cils de noir crêpe des bas couture
Bandeau.
Larmes déconfites rouges sang des confitures
Mikado.
J'ai pleuré ma vie si belle ribambelle mièvre
Au fil de l'eau.
Aux commissaires commissures de tes lèvres
Cadeaux.
dimanche, janvier 27, 2013
Picador
Plante fort, tes étriers d'or, ongles d'amor
Et puis harnache, lâche, ton bustier ganache
Et lache, les attaches, de tes seins bravaches
Quinte floche, stem christiania de poche
Salto arrière filoche, grande et grise loche
Fouette moi, de zébrures émois, sans foie
Ni lois, nie ton roi, laisse nous sans voix
mardi, juillet 21, 2009
Fontaine Médicis.
Sur ta peau bronzée, vert et bleu mélés.
Sous les tissus froissés, nos pouls apaisés.
Tu crayonnes notre histoire en souriant.
Sur les flancs de l'instant présent.
J'y mets du noir, tu y mets du blanc.
Nos mains peignent le bref moment.
Oser et sourire pour ne pas pleurer.
Juste un souvenir pour mieux avancer.
samedi, décembre 13, 2008
Cocktail sur Canapé
jeudi, octobre 30, 2008
Voyage immobile

--------------------------------------------19 h 30---------------------------------------------
----------------------------------------Ile Saint Louis------------------------------------------
------------------------------------Gros Plan Sur Tes Yeux---------------------------------
------------------------------------Cascade De Tes Cheveux-------------------------------
----------------------------------------------Ebloui--------------------------------------------
--------------------------------------------06 h 30---------------------------------------------
samedi, juin 07, 2008
Séverine
Je t'imagine en train de lire, encore et toujours, au coeur d'une histoire qui te sourie. Sourcils froncés, studieuse, attentive, ambitieuse étudiante. Tu repousses d'un geste de la main la mèche blonde qui retombe sur tes yeux verts. Tu écoutes du bel canto. Du Verdi bien sûr. Les violons dansent puis laissent la place à deux cymbales, puis à une flute solitaire. Tu fermes les yeux.
Je t'observe. Sous ton masque je cherche le visage et sous la femme je cherche l'enfant. Je te regarde si frêle, si menue et si solide et si décidée pourtant. J'ai froid.
Ton énigme tourne dans ma tête. Je t'observe à ton insu, voyageur indécent au coeur de tes rêves. Je cherche une faille inavouée, une ridule du destin. Je cherche une concession, un relachement de tes mains.
Quand tu expliques la toile pendue au mur du musée d'Orsay à une foule de touristes avides qui boivent tes paroles. Je t'observe incrédule, médusé, admiratif et jaloux de leurs regards.
Quand tu commandes des exemplaires supplémentaires de ton livre à ton éditeur d'un ton impératif et que tu me souris en même temps d'un air si désarmant, je sais plus si c'est à moi que tu souris ou à lui. Tu connais tout le monde, surtout le monde qui compte. Et tout le monde te connait et compte sur toi. Moi c'est toi que je voudrais connaitre. Bal des innocents ou nuit des longs couteaux ?
Petites bribes d'années si rapides, si furtives que je convoque au tribunal de mon souvenir.
Et puis tu te souviens de ce soir là ? Quand tu m'as dit que ce n'était pas possible. Quand tu m'as dit pourquoi. Je te disais des mots en anglais car je n'avais plus la force de les dire dans une langue que tu comprendrais. Mais bien sûr tu les comprenais quand même. Tu te souviens que je t'ai fait danser contre moi, très serrés, pour que l' intimité de nos corps se devinent enfin. Tu m'as répondu par un baiser sauvage de nos langues. Le premier. Le dernier. Et j'ai peur soudain. Peur de mon insignifiance. De mon néant. Je n'ai rien à offrir. Quelle est ma pertinence ? Et puis jaloux moi ? Comme ce serait drôle.
Je quémande ton visage et ton sourire dans le noir du soir qui vient. Je te perds. Tu restes comme une note stridente qui fait trembler puis qui s'étiole. Un Buena Notte staccato. Point d'orgue de l'opéra des hommes. Mais il n'y a pas d'applaudissements. Juste le silence.
lundi, février 04, 2008
Laura
jeudi, novembre 08, 2007
samedi, décembre 09, 2006
Olivia
D'un regard noir, l'autre soir
J'ai dévissé l'Annapurna par la face nord
J'ai mordu tes bras et ton dos sans remord
Tu m'as donné le noyau, l'alpha et l'oméga
Tu me brules maintenant de haut en bas
mardi, octobre 11, 2005
Où tu vas quand tu dors ?
Icebergs monts blancs fondant d’évanescence
Et que tu t’engouffres dans le néant
De ton sommeil blotti et frissonnant.
Quand tes yeux sous tes paupières sardines
S’enfuient vers des contrées salines,
Ton teint devenu plus blanc au repos,
Affine le nerf bleu palpitant sous ta peau.
Quand tu t’absentes jusqu’à demain
Et que tu m’offre les paumes de tes mains.
Quand les draps t’embrassent amoureusement les flancs
Et se chiffonnent savamment autour de tes seins blancs.
Quand ils te plaquent, quand ils te marquent,
Quand tu rebats les cartes et de moi tu t’écartes,
Quand tu sombres soudainement mon amante
Et disparaît dans le trou noir de la tourmente.
Quand tes souffles s’estompent et que tes mains inertes pendent
Sans que tu n’entendes le faux-fuyant de mon sexe qui débande.
Quand il s’échappe de tes lèvres des filets de salive,
Du coton blanc, du goémon et du givre aux arêtes vives,
Et que tu glisses sur ce morceau détaché de banquise
Qui part à la dérive d’un temps plus lent sous la bise.
Quand des hommes t’emportent et qu’ils te pressent,
Qu’ils t’avalent et te pétrissent suavement les fesses.
Quand des animaux te parlent de festins qui t’attendent
Que tu gémis et mouilles tes lèvres en amande.
Quand ton visage se réinvente sous un vent africain
Et que ton haleine sent la lande, le lièvre et le vin.
Quand tu as de rouges coups de sang et des sanglots longs.
Quand la tourmente t'aspire en un profond siphon,
Et que le temps tourne à l’envers sans raisons
Engloutissant enfants, violons et maisons
Jusqu'aux robinets de l’autre côté de la terre
De l’autre coté d’un univers sans père ni mère.
Pendant que ton ventre a des glissements de terrain
En exil, tu flottes paisible dans un courant serein.
Et quand ton pied part en vacances transalpines
Tu m’escalades et me sourit comme une argentine.
Où tu vas quand tu dors ?
Dans un tango d’or ?



