Wednesday, January 30, 2008

Plage de Fakarava




En me tendant une papaye elle m'avait dit
Rejoins moi ce soir sur la plage de Fakarava
Au jour il pêche des perles blanches mon mari
Et à la nuit qui tombe il n'y sera donc pas

Près du lagon sans fond turquoise acidulé
D'une large machette je cassais des cocos
Laissant couler sur ma peau le jus velouté
Quant elle m'a rejoint j'étais allongé sur le dos

Le sable blanc encore chaud crisse sous ses pieds nus
Son pagne est rouge, ses cheveux brillent sous la lune
Elle porte un collier de coquillages des Tuamotu
Signes cabalistiques d'un chapelet de motifs runes

Ses jambes fuseaux se plient vers moi en douceur
Son pagne tombe à ses pieds dans un froissement
Ses yeux ont les reflets d'un corail d'ailleurs
Ma vahiné se dévoile aux étoiles du firmament

Sur ses seins ronds sont tatoués deux petits geckos
Leur têtes altières se dressent sous la risée du vent
Ma langue enivrée de jus caresse leurs museaux
Sous le petit Mohai nos corps s'épousent savamment

Le tané hurle à sa pomaré des mots fous sans queue ni tête
De l'oeil je guette les palmiers, je n'ai pas quitté ma machette.

7 comments:

Anonymous said...

C'est........

Mais, c'est doux quand même.

binicaise said...

Très beau poème plein de sensualité, le parfum des iles est là présent.
Bonne soirée Jacqueline

Daly said...

j'adore.

esperance said...

c est très beau

Daly said...

je le lis et relis !
ça me rapelle -bizarement- un des poèmes de Beaudelaire, Invitation au voyage, je crois.
en tt cas bravo.

armandie said...

merci de votre passage.
Je vous découvre à mon tour. J'ai eu beaucoup de plaisir à lire. Merci
Baisers
Armandie

kimcat said...

chalut gondolfo
de retour du salon du livre !
merci pour ton commentaire ; ce chat me plaît bien
chamicalement
béa kimcat